Une fois ces charges fixes déduites (environ 570 €), il lui reste environ 608 € pour l’alimentaire, l’habillement et l’entretien courant.
« Quand on regarde le taux de remplacement réel entre mon dernier revenu d’activité et ma pension, la chute de niveau de vie est brutale » , analyse-t-il froidement.
Le système D pour survivre face à l’inflation
Face à cette contrainte budgétaire, la gestion devient un art de vivre. Franck cultive un grand potager pour réduire drastiquement son budget courses, limite le chauffage au strict minimum et a renoncé aux voyages. « On vit chichement, comme on l’a toujours fait » , résume-t-il.
Sa situation est pourtant loin d’être la plus critique. Il pense aux veuves d’agriculteurs, souvent anciennes conjointes collaboratrices, dont les pensions peinent à atteindre les 800 euros.
Beaucoup doivent solliciter l’ ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées) , l’ex-minimum vieillesse, pour survivre. « C’est une humiliation terrible pour des femmes qui ont travaillé dur toute leur vie » , déplore Franck.
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« Ne comptez pas uniquement sur la répartition »
S’il accepte de témoigner aujourd’hui, c’est aussi pour lancer un avertissement aux jeunes générations d’agriculteurs. Le système par répartition montre ses limites pour les indépendants.
« Si j’avais su, j’aurais mis de côté sur une assurance-vie ou un Plan Épargne Retraite (PER) beaucoup plus tôt » , regrette-t-il. Certains de ses anciens collègues choisissent désormais des solutions plus radicales, comme la vente de leurs terres en viager , pour compléter leurs revenus et maintenir leur niveau de vie.
